IL ETAIT UNE FOIS EN DVD: Entretien avec le scénariste Bill Kelly

Bill Kelly est un de ces grands conteurs. Dans Il était une fois, la dernière aventure romantique à succès de Disney, mélangeant l’animation et les prises dde vue réelles en musique et qui sort en DVD ce 28 mai, il est celui par qui tout a commencé. Celui qui a eu cette idée extraordinaire de faire se rencontrer le monde réel et le monde animé. L’auteur lui-même a accepté de nous raconter cette aventure qu’a été l'écriture de cette histoire unique.
Alors, après Kevin Lima, Alan Menken, James Baxter ou encore Thomas Schelesny, ouvrons maintenant le livre, pour un nouveau chapitre - le premier en fait - de notre grande exploration des coulisses de Il était une fois!

Qu’est ce qui vous a amené à écrire des scenarios?
Je viens de Chicago. Mon parcours est passé par la production en télé et j’ai une formation de journaliste. J’ai déménagé à Los Angeles pour continuer l’écriture pour la télévision, mais cela a été un raté total. Désespéré, j’ai terminé dans l’écriture de film un peu par hasard.

Comment écrit-on un film?
Je pars d’une idée, et en parle avec mon partenaire producteur, Sunil Perkash, et quelques amis proches, répondant aux questions qui viennent. A partir de là j’écris un plan, en m’assurant que l’histoire tient la route à ce niveau-là, et de ce plan je pars pour écrire le scenario. Tous les jours je bois mon café et me plonge dedans, me forçant à travailler jusqu’à ce que je ne me sente plus coupable de ne pas travailler plus!
Sunil Perkash et moi avons développé l’idée à partir d’un essai raté pour faire une version moderne de La Mélodie du Bonheur. L’histoire n’était pas plausible (étant donné que notre personnage principal se mettait tout le temps à chanter et débordait d’optimisme) jusqu’à ce qu’on fasse d’une jeune fille animée notre héroïne. Le script a été écrit en environ une année, vers 1997.

Sunil Perkash et moi avons d’abord présenté l’histoire à à peu près tous les studios de la ville, mais personne ne la saisissait, mais j’ai persévère et rédigé le script. Il a été choisi par six autres studios. Disney semblait être celui qu’il fallait, étant donnée la nature de l’histoire.
Comment s’est passé votre premier contact avec Disney?
Doug Short a été notre premier contact sur ce projet. Il a toujours eu un bon feeling et beaucoup d’affection pour l’histoire et ses personnages, et était incollable. Quand je suis revenu sur le projet après pas mal d’année d’absence, Doug et Jason Reed l’avait guidé en avant.
Comment était votre première version?
La première version était très similaire au film final. C’était dans l’essentiel la même organisation à Andalasia, la même histoire entre les personnages principaux Robert et Giselle. Le voyage, les relations, la collision entre la romance de conte de fée et le cynisme moderne n’ont pas changé. Le script original était un tout petit peu plus adulte, plus risqué, mais pas au point de perdre de sa douceur et de son espièglerie.
J’ai effectivement retravaillé le script avant qu’il n’aille dans les mains d’autres auteurs. Le premier grand changement a été de localiser le film à New-York et d’introduire quelques uns des grands passages musicaux, comme celui du parc.

Non, je n’ai jamais rencontré de réalisateurs pour travailler avec eux avant que Kevin ne soit choisi. Je n'ai pas été impliqué dans cette étape. Ce n'est que plus tard, après plusieurs tentatives de scénario, que Disney m'a rappelé. Et ce n'est qu'après que je sois retourné sur le film et que mon scenario ait été approuvé que Kevin a été introduit dans l’équipe et que je l’ai rencontré.
Qu’avez-vous ressenti quand Disney vous a rappelé pour travaillé à nouveau sur Il était une fois?
J’étais très heureux d’avoir la chance de travailler sur le script et l’histoire, car cela m’avait toujours un peu tenté.
Certains des auteurs engagés par Disney avaient de jolies idées. La meilleure d’entre elles, que j’ai pu incorporer, était de faire de Robert un avocat spécialisé dans les divorces. Alors qu’il avait dans l’idée d’insister sur le côté “célèbre” avocat, j’ai pensé qu’un avocat plus réaliste, qui doit gérer la peine et la douleur du divorce, donnerait quelque chose de plus drôle et dramatique avec Giselle. J’ai donc lu toutes les versions écrites. Certaines idées ont été incorporées, mais mon principal souci était de garder une histoire cohérente dans le ton et les personnages, comme si elle venait d’une seule voix et d’un seul point de vue.

Pour vous, quelle a été la scène la plus drôle à écrire?
La scène que j’ai préféré écrire était les retrouvailles entre le prince Edouard et Giselle dans l’appartement de Robert. Il y avait une très bonne dynamique. La récente évolution de Giselle contre la sincérité a capella d’Edouard, le tout accompagné de l’affection de Robert envers Giselle, et de ses espoirs.

Kevin Lima et moi avons parlé de l’histoire sous toutes ses coutures, alors les difficultés rencontrées étaient trouvées, discutées et résolues dans ces réunions. L’écriture en elle-même, au milieu de tout ce travail, venait juste après.
Giselle est ma préférée. Elle a toujours été le point de départ de toute l’histoire
Pip, car comment faire pour écrire un dialogue avec un écureuil muet?

Je pense que le cynisme est une émotion facile. C’est vraiment, dans le fond, une façade factice, et cela demande une personnalité forte pour rester idéaliste malgré tout. Beaucoup d’histoires qui parlent d’innocents trouvent leur humour au dépend de l’innocent. Je voulais vraiment écrire une histoire où l’humour est, en final, au dépend du cynique.
Giselle. Je la trouve en tout point aussi drôle et joyeuse que la trouve le public. J’aime beaucoup Amy Adams, mais je suis probablement un peu amoureux de Giselle.
J’essaye d’écrire selon la réalité du monde dans lequel l’histoire prend place, c’est donc la même approche. Seule la réalité change.

Ma première rencontre avec Kevin, c’était comme des retrouvailles entre deux fous de Disney depuis longtemps, mais qui ne s’étaient jamais rencontrés. Kevin et moi avons travaillé en tête à tête autour d’une table pendant tout un été, passant sur chaque scène de l’histoire et explorant tous les côtés humoristiques, dramatiques et visuels, en épinglant chaque petite histoire sur le mur. A partir de là j’ai retravaillé le script, en collaborant pour le côté artistique avec Kevin, et pour le côté storyboard avec les artistes, sur les divers passages du film.
Sunil a été impliqué dans tous les aspects du film, à la fois dans le côté créatif, de la création de l’histoire et du script jusqu’au film final, et dans le côté production, du casting jusqu’au budget. C’est quelqu’un de rare, qui possède la force de beaucoup de producteurs.
C’était sans hésiter ma plus satisfaisante expérience créative et professionnelle jusqu’à ce jour, ayant travaillé avec des personnes créatives et talentueuses, de notre réalisateur Kevin Lima, aux acteurs, en passant par nos fabuleux compositeurs, Alan Menken et Stephen Schwartz, et notre enthousiaste équipe. Tous ont collaboré pour transcender le projet au delà de tout ce que chacun aurait pu faire seul.
Je travaille à nouveau avec mon partenaire et producteur Sunil Perkash. Nous avons un grand concept de comédie aux studios Paramount à propos d’un agent immobilier qui combat les forces du mal.
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