mardi, octobre 06, 2009

BLANCHE NEIGE EN EDITION DIAMANT: Entretien avec la Directrice Creative de l'Animation Research Library, Lella Smith

Walt Disney a toujours eu une tendresse particulière pour les Sept Nains -tout comme ses successeurs: après tout, n'est pas Simplet qui trône au sommet du Team Disney Building de Burbank?
Il faut dire que c'est pour une bonne partie grâce à eux que le classique de 1937 a eu un tel succès à travers le monde, et les studios Disney leur doivent sans doute leur survie et leur développement.
Comme Walt l'a déclaré à l'époque: "Les Sept Nains étaient parfaits pour notre film. Avec eux, on pouvait y apporter un humour infini, non seulement par rapport à leur apparence physique, mais également par rapport à leurs manières, leur personnalité, leur voix et leurs action."
Pour ce faire, il a entouré leur création de tout ses soins, faisant de ces personnages a priori secondaire de véritables et inoubliables personnalités.
Et c'est cette histoire que nous avons eu le plaisir d'écouter lors d'une conférence virtuelle organisée par Walt Disney Studios Home Entertainment, autour de Lella Smith, Directrice Créative des archives Disney, à l'occasion de la sortie de l'Edition Diamant de Blanche Neige et les Sept Nains.




Comment expliquez-vous le triomphe planétaire de Blanche-Neige et les Sept Nains?
Pour moi, la raison en est que Walt Disney a été capable de donner à ses personnages tant de sentiment, avec une telle sincérité et une telle humanité que l'on ne peut s'empêcher de se sentir proche d'eux. Vous savez, ce fut un défi de taille pour tous ces artistes car ils n'avaient pratiquement dessiné que des animaux auparavant et il leur était difficile d'exprimer de telles émotions.

Ils ont donc passé des heures et des heures à développer les personnages pour les rendre vraiment humains, de sorte que l'on puisse se sentir lié à eux. Par exemple, après avoir dessiné des chiens ou des chevaux tombant d'une falaise, ils se sont posé la question de savoir comment traduire cela avec un personnage humain. Contrairement au cartoon, les humains pouvaient mourir, et cela change tout le rapport aux personnages.

Je pense également que ce succès vient des changements apportés à l'histoire originale. On a parfois critiqué Walt pour cela, mais je pense que grâce à lui, Blanche Neige et les Sept Nains est devenue une meilleure histoire. Par exemple, il y a le fait que Blanche Neige devienne la belle-fille de la reine, plutôt que sa fille, comme c'est le cas dans la version des frères Grimm. Je ne connais pas assez la version "film muet" pour pouvoir la comparer avec le dessin animé, mais si on le compare avec le conte, c'est très parlant.

Je sais par exemple que dans la version du conte, Blanche Neige devait avoir sept ans et donc avoir la reine pour mère. C'est alors que Walt Disney a dit qu'il ne pouvait pas raconter une histoire dans laquelle Blanche Neige serait tuée par sa propre mère. C'est ce genre de modifications qui a fait que le public a pu se sentir davantage connecté à l'histoire.

Vous savez, la reine de la version original meurt dans d'atroces douleurs après avoir dancé avec des chaussures dans lesquelles ont été mis des charbons ardents. C'est Walt qui a décidé de faire tomber la reine d'une falaise juste avant que Blanche Neige soit réveillée par son prince, de sorte qu'on puisse vraiment célébrer cet amour naissant entre eux deux. L'histoire n'en est que plus efficace.



Comment les artistes ont-ils travaillé pour parvenir à ce niveau d'expressivité qui nous a tous conquis et qui fait toute l'innovation et la valeur de Blanche Neige dans l'histoire de l'animation?
Ils se sont concentrés sur les désirs essentiels de ces personnages. Egalement, ils ont essayé de leur mieux de faire en sorte que les personnages interagissent, que ce soit par leurs gestes ou leurs expressions faciales. Regardez la princesse, son visage délicat: comment le prince pourrait-il ne pas en tomber amoureux? Les animateurs ont donc travaillé d'arrache pied sur ces détails subtils de façon à rendre cet histoire très spéciale.

Ils se sont aussi rendu compte que la reine, qui est extrêmement belle elle-aussi, était encore plus menaçante de par sa beauté. Une femme méchante, si elle est belle, est encore plus méchante! Ils ont donc pris des décisions artistiques qu'ils ont exprimé dans leurs dessins.


Le fait que chaque nain a une personnalité bien définie est aussi un atour majeur du film.
Il est en effet très important de noter qu'on peut très nettement différencier les nains rien qu'en les regardant. Il y a toujours un détail qui vous fait dire qui est Simplet, qui est Dormeur, qui est Grincheux, etc. On peut tout de suite les identifier.

Ce fut d'ailleurs une frustration importante que les artistes qui ont travaillé sur le film ont eue dès le départ. Dave Hand, qui était le principal metteur en scène, disait toujours qu'il n'arrivait pas à les différencier et qu'il fallait absolument trouver un moyen de le faire.

Et c'est ainsi que tout a commencé avec les noms des nains. Un processus long et compliqué.
Une quantité phénoménale de noms différents a été envisagée!

Il y avait Jumpy, Baldy, Grumpy, Happy, Doc, Sleepy…. Tout est venu d'une réunion des scénaristes, le 9 octobre 1934, lorsque Walt a dit: "Je vais vous parler des nains. Voici des descriptions de qui ils sont." A cette époque, Jumpy et Baldy étaient encore là, mais ils ont été vite remplacés.

Mais cela vous montrer bien d'où viennent les personnalités des nains. C'est là qu'on a décidé que Dormeur s'endormirait toujours au mauvais moment, qu'une mouche viendrait toujours l'enquiquiner, qu'il serait relativement mince et désordonné, avec une chaussure pas remontée. Jumpy devait être l'excité du groupe, toujours à parler à toute vitesse et à mélanger les mots: "he's asleep in my sled…. She's asleep in my bed".

C'est ainsi que chacun avait un portrait nettement défini. Il y avait aussi Wheezy ou Stubby, toujours dernier dans le rang, plus gros et plus petit que tous les autres. Je pense que Walt a compris très tôt qu'il y aurait un nain qui volerait la vedette aux autres. Il avait besoin de ces nains pour son film pour toute une série de raisons, notamment, et pas des moindre, pour apporter la touche d'humour nécessaire pour que le film ne sombre pas dans le tragique. Il pensait que les nains pourraient apporter une respiration comique et que ce serait eux les personnages auxquels le public allait s'identifier.

Dès le départ, il a pensé que Prof serait le leader du groupe, mais au final, c'est Simplet qui lui a volé la vedette! Tout le monde adorait Simplet et en revoulait!

Parmi les noms abandonnés, il y avait aussi Hicky, Gabby, Nifty, Sniffy, Lazy, Puffy, Stuffy, Shorty, Wheezy, Burpy, Dopey, Dizzy, et Tubby. Et tous ces noms étaient destinés à inspirer les dessins et les caractéristiques des nains. Comment dessiner Nifty? Cela semblait difficile. Et Stuffy? Difficile aussi. On comprend alors qu'ils n'aient pas été gardés!

Vous n'imaginez pas combien il est passionnant de lire ces comptes-rendus des innombrables réunions qui se sont tenues à leur propos entre 1934 et 1936 pour définir leur personnalité, leur façon de bouger et de réagir. Il y avait là des artistes de légende comme Bill Tytla et Freddie Moore. Ils disaient: "Il faut se concentrer sur leur façon de penser. C'est cela qui va déterminer leur action." Et le metteur en scène Dave Hand d'ajouter: " Je dois surtout savoir comment ils vont bouger afin que je puisse les reconnaître."

Ce fut donc un perpétuel échange.


Comment les nains en sont venus à travailler dans une mine?
Il y a eu un moment où on a dessiné les nains sous forme de marin, dans un bateau. Je ne saurais vous dire le pourquoi du comment, mais ils sont plutôt drôles avec leurs chapeau de marins et leur barbe! Ils semblaient avoir un sale caractère! Il faut savoir que jamais, dans les différentes versions de l'histoire, les nains ne devaient travailler dans une mine. Mais c'est ce que Walt Disney souhaitait car cela ajoutait un petit côté salissant qui contrastait avec les versions antérieures qui les décrivaient comme très méticuleux.

Walt Disney a pensé que ce serait plus drôle s'ils ne se lavaient pas souvent, s'ils travaillaient dans une mine de diamants, que leur maison soit en désordre et que ce soit Blanche Neige qui y fasse le ménage et les aide à mieux vivre ensemble. Ce n'était pas le cas dans la version des frères Grimm.



Vous parliez de Simplet. Que pouvez-vous nous dire sur sa création?
A un moment, Simplet était très grand et lourd. C'était un adulte comme les autres nains. Mais on s'est rendu compte qu'il ne ressortait pas assez. Il fallait que Simplet soit très enfantin, innocent et drôle, ce qui n'était pas possible si on en faisait un adulte. Ce qui ressortait, c'était sa lenteur et on ne voulait surtout pas se moquer de lui, ni de personne d'autre.

C'est ainsi que Simplet est devenu le seul nain à ne pas être vieux. Il n'a pas de barbe. Il est comme un enfant. De fait, son design a passablement changé.

Walt Disney a apporté toute son attention à la définition des nains, et à celle de Simplet en particulier, de sorte que personne n'imagine qu'on se moque de lui. On lui a donné un côté juvénile, augmenté la taille de ses oreilles et de son bonnet de sorte qu'il lui tombe sans cesse sur le nez. En rajeunissant, il est devenu un personnage plus intéressant.



En matière de personnalité, celle de Grincheux est elle aussi particulièrement intéressante.
Il est en effet très intéressant de voir comment la personnalité de Grincheux change. C'est la personnalité la plus sophistiquée de tous les nains dans la mesure où il commence par vouloir se débarrasser de Blanche Neige. Il apparaît au départ comme un misogyne. Il n'est pas sensé l'aimer et la laisser rester. Mais au fur et à mesure que le film avance, on remarque qu'il l'aime de plus en plus, au point que, lorsque les animaux viennent l'avertir qu'elle est en danger, c'est lui qui décide d'aller la sauver.

C'est un virage à 180° et ce fut particulièrement intéressant pour les animateurs de travailler là-dessus. Il est principalement l'œuvre de Bill Tytla, mais également de Freddie Moore, Dick Lundy et Fred Spencer. Bill Tytle fut l'un des plus grands animateurs qui a jamais travaillé chez Disney et il a beaucoup apprécié le challenge que représentait Grincheux.



Les animateurs ont aussi puisé leur inspiration dans des films de référence tournés pour l'occasion avec de vrais acteurs.
Walt Disney s'était frotté à cette technique auparavant, mais quand il a fallu travailler sur Blanche Neige, avec tous ces personnages humains, il y a plus largement fait appel. Rappelez-vous que les animateurs de Disney avaient plutôt l'habitude de dessiner des animaux. Quand on commence à dessiner une main de vraie jeune fille, vous devez vraiment savoir ce que vous faites. C'est ainsi que l'idée a surgi de faire appel à quelqu'un comme Ed Collins, en lui demandant de venir au studio pour danser et bouger comme les nains, et ce devant les artistes.

C'est donc ce qu'ils ont fait. Et il est particulièrement intéressant de noter que Freddie Moore a emporté le film chez lui, cette nuit-là, qu'il l'a passé au ralenti, puis l'a accéléré, puis de nouveau au ralenti et de nouveau accéléré et c'est comme cela que les animateurs ont véritablement pris conscience du squash and stretch. C'est à ce moment qu'ils ont compris que, lorsqu'on fait un geste comme étendre le bras, cela demande toute une série d'actions et de réactions.

On raconte que, quand il est revenu le lendemain, il y avait une telle différence dans l'animation du personnage que tout le monde a été émerveillé et qu'on a alors su qu'il était possible d'animer les nains de façon totalement convaincante.

Parmi les modèles, il y avait bien sûr l'adorable Marge Champion. Elle était particulièrement belle, et elle l'est toujours, tandis qu'elle vient d'avoir 90 printemps! Elle dansait sur une scène en faisant bouger sa robe, ce qui permettait aux artistes de voir et de comprendre le mouvement. Elle a également aidé à définir les mouvements de Simplet tandis qu'elle portait un long manteau. Je précise que les artistes n'utilisaient pas ces films pour les copier. Uniquement comme référence. Ils ont utilisé ses mouvements de danse comme source d'inspiration. Cela a permis de vraiment améliorer le film du point de vue des mouvements humains.

Ne dites jamais à ces artistes qu'ils ont animé sur les films comme on le fait dans la technique du rotoscope. Cela les mettra dans une colère noire car ce n'est pas du tout le cas! Ils utilisent ces films purement pour la référence, l'inspiration, et pour comprendre comme un tissu bouge ou un gros ventre…. C'est très important. Quand vous tournez brusquement la tête, elle rebondit en sens inverse. C'est cela le squash and stretch. C'est dans cette mesure que les films de référence ont eu un impact certain sur le film.


Comme vous l'avez évoqué, les nains apportent beaucoup d'humour au film. Comment ces gags ont-ils été imaginés?
C'était quelque chose de très important pour Walt Disney. Il proposait $5 ou $10 pour chaque gag qui serait utilisé dans le film. N'oubliez pas que nous étions au cœur de la Grande Dépression. On pouvait se payer le restaurant pour 35 cents. $5, c'était beaucoup d'argent.

Beaucoup de ces artistes venaient du monde de la presse écrite, du journal. Ils étaient contents de trouver un boulet dans la Dépression. Ils avaient l'habitude de faire des bandes-dessinées ou des cartoons, avec un gag par scène, et cela les amusait beaucoup. Je me souviens notamment d'un dessin sur lequel les nains se brossent la barbe avec une sorte de rateau. Il y avait des dizaines de gags du même genre qui étaient proposés à Walt.


Avez-vous d'autres exemples de gags qui n'ont pas été utilisés dans le film?
Il y a des séquences entières qui ont été développées et qui n'ont pas fini dans le film. L'une d'entre elles était la fabrication d'un matelas. C'était très drôle. Il y avait aussi beaucoup de gags impliquant Simplet. Par exemple, il pouvait se prendre les pieds dans des seaux ou encore jouer au bonneteau avec un écureuil et perdre à tous les coups!

Il y a une séquence de soupe qui a été supprimée. Une séquence de bagarre, également. Tout cela vient de ce que Walt Disney était très attaché au fait que l'histoire avance. C'était le plus important pour lui.


A l'époque de Blanche Neige, on n'avait pas l'habitude de conserver les dessins et concepts originaux. Comment avez-vous retrouvé toutes les archives du film que vous possédez?
Déjà, les éléments qui étaient conservés ne l'étaient pas de façon "scientifique". Walt gardait toujours les dessins d'animation car il savait qu'il pourrait les utiliser pour d'autres dessins-animés et retourner les voir pour étudier un geste en particulier. Mais à cette époque, les concepts et dessins préliminaires n'étaient pas conservés.

Nous avons eu la grande chance il y a trois ans de pouvoir acquérir une collection de dessins de Blanche Neige grâce à un collectionneur du nom de Steve Ison. Il avait réuni des dessins pendant près de 35 ans. Beaucoup de gags et de films de référence. Et quand il est parti à la retraite, il a pensé à nous. Ce fut une grande chance!

A l'époque, les artistes ramenaient leurs dessins à la maison et ils étaient récupérés par les familles. Steve Ison a donc acheté certains de ces dessins aux artistes eux-mêmes. Avec le temps, l'habitude est née de les laisser au studio. Mais ce fond nous a grandement aidés dans nos recherches.



Toutes ces archives montrent très nettement l'influence européenne de Blanche Neige.
C'est une influence fondamentale. Quand Walt Disney est allé en Europe en 1934, il a découvert la littérature, l'art et l'architecture. Et cette influence a perduré dans son œuvre pendant de nombreuses années. Il a ainsi approché plusieurs artistes européens et leur a demandé de venir à son studio. Parmi eux, j'ai appris récemment qu'il y avait Arthur Rackham, qui, à l'époque était en retraite à la campagne et a décliné l'invitation!

Walt Disney pensait vraiment que, pour apporter l'authenticité nécessaire à son film, il avait besoin de quelqu'un qui connaissait réellement par exemple l'architecture et le mobilier allemands. Et c'est aussi une des raisons du succès du film. Il y a une authenticité dans les décors que l'on retrouve dans la chaumière des nains et dans le château, et ce grâce aux nombreux artistes européens qui y ont participé: Herder, Hovarth, Tenggren et tous les autres. C'est une démarche qu'il a poursuivie sur plusieurs films. Il a continué à engager des européens parce qu'ils avaient cette formation et cette culture classiques.

La formation était d'ailleurs un élément important pour venir travailler au studio. Walt Disney faisait venir un professeur de dessin pour apprendre à ses artistes à dessiner des formes humaines, ou des animaux de sorte que même les artistes qui sortaient de Chouinard et d'autres grandes écoles pouvaient continuer à s'améliorer. Il pensait que les européens pouvaient beaucoup nous apporter.

J'ai eu la chance de pouvoir voir bon nombre des livres qu'il avait ramenés d'Europe. Maintenant, ils sont conservé dans une pièce spéciale fermée. C'était des livres d'Arthur Rackham et d'autres illustrateurs du même genre, d'un raffinement inoui.

En parlant de contes de fées, je voudrais attirer votre attention sur le fait que l'ARL (Animation Research Library) a activement participé pendant deux ans à la préparation d'une exposition qui va ouvrir ses porte au New Orleans Museum of Art le 15 novembre prochain, et ce jusqu'à mars de l'année prochaine. Elle s'intitulera Dreams Come True, Art of the Classic Fairy Tales from the Walt Disney Studio. Vous pourrez trouver tous les détails sur le site du musée.
Notre but est de montrer comment les contes de fées ont influencé les films de Walt Disney et nous y faisons des comparaisons entre les histoires originales et les versions Disney. Et en guise de conclusion, nous y parlerons de La Princesse et la Grenouille.


Justement, en quoi Blanche Neige et les Sept Nains a pu inspirer les créateurs et animateurs de La Princesse et la Grenouille?
Déjà, ils viennent souvent consulter nos archives et voir nos dessins. Particulièrement nos story sketches car ils adorent voire comme fonctionne la création d'une histoire. Dans leur film, ils voulaient retrouver l'esprit des aquarelles de Bambi et de Blanche Neige et les Sept Nains. Cette façon qu'ont les décors de Bambi de sembler inachevés, tout en vous donnant toutes les informations dont vous avez besoin pour comprendre l'histoire et percevoir l'atmosphère.

Il me semble également que, pour La Princesse et la Grenouille, ils se sont inspirés de La Belle et le Clochard en raison des détails de l'architecture de la Nouvelle Orléans.

Nous sommes très fiers du fait que pour ce film, les réalisateur John Musker et Ron Clements ont pu aller voir John Lasseter pour lui dire qu'ils voulaient créer un nouveau conte de fée, qu'il ressemble à un conte de fée, et lui demander de leur permettre de le faire en animation traditionnelle. Il a été d'accord et a donné son feu vert. Nous en sommes vraiment ravis, et les artistes également. Certains artistes sont même revenus chez nous et nous enchantés de retravailler de nouveau de cette façon.

Merci à Gaëlle Besson, Doriane Iop et Mindy Johnson

Plus de détails sur l'ARL sur Disney Central Plaza.
Venez discuter de l'Edition Diamant sur DisneyGazette

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